EXPOSITION MASERATI

L’inédite collection « Trident-Classiche » de Bernard Guénant

En intégralité à Historic Auto

23 majestueuses rarissimes Maserati trôneront dans l’espace XXL de la Beaujoire, les 17 et 18 Février prochains

Bernard Guénant , passionné et passionnant propriétaire de cette collection « Trident Classiche », se fait un sérieux plaisir de présenter, à domicile, la totalité de ses somptueuses carrosseries. Une première, qu’il ne faudra pas rater.

Nous assisterons à une découverte commune, puisque lors de notre visite, seulement le tiers de la collection fut présentée. De quoi trépigner d’impatience…n’est ce pas…

Privilège sur tous les points, puisque nous découvrirons la plus belle, la plus grande assemblée  Maserati reconnue en France, voire en Europe.

Bernard GUÉNANT- MAITRE DU TRIDENT CLASSICHE – devant un coupé Ghibli de 1970

Déjà, les spécimens présentés méritent une forte attention, retenez bien les appellations, car,  l’occasion d’en rencontrer n’est pas fréquente.

Ghibli, Mistral, Khamsin, Bora, 3500GT, des coupés, des rares cabriolets, toutes, dans des états concours. Une version compétition, une Barchetta de 1983, construite à 17 exemplaires, unique modèle présent en France, complète la présentation du jour.

Des autos issues pour la plupart, de la compétition. Des robes, dessinées par des grands maitres carrossiers tels que Ghia, Bertone, Pietro Frua, renfermant des trésors de motorisations. De la haute technologie automobile installée, pour la plupart, sur des châssis tubulaires.

Les cabriolets furent rares, chez le constructeur italien et déjà trois spécimens approchés lors de notre visite. Cette Ghibli spyder 4000, carrosserie alu, animée par 340cv et fabriquée à 125 exemplaires par exemple, c’est dire que notre collectionneur détient des pépites rarissimes.

Cette extraordinaire « Classiche », est le fruit d’une passion intense, du travail de recherches, des longues restaurations à l’identique….extraordinaire cette brochette.

Et pourtant l’histoire, a pris  effet par une éducation vécue et baignée dans la marque Citroën.

Pas d’infidélité…c’est simplement, l’histoire qui a bien fait les choses…

Spyder Maserati 3500 GT Vignale de 1961
l’expo  » Trident Classiche » de Bernard Guénant – Superbe logo gravé sur le capot moteur.
Vue de l’avant de la Barchetta Maserati – seul exemplaire français connu – 17 véhicules construits –
Des lignes, de l’élégance, les MASERATI ont des atouts pour séduire.

 

Famille Guénant, Une histoire de professionnels

et de passionnés de l’engrenage automobile

Bernard Guénant, est un des héritiers d’une famille de « chevronnés ». Dès 1923, son grand père Julien, démarre un garage Citroën à Confolens en Charente…c’est ensuite le tour de son père en 1958, qui veut faire évoluer l’affaire, et s’installe en Vendée, pour reprendre l’agence Citroën de La Roche sur Yon… qui deviendra le Garage Napoléon.

L’atelier du trident…. à disposition de toutes les générations

En 1971, le garage migre sur la route de Nantes. Désormais l’espace est doublé, par rapport au centre ville. Les années passent et l’affaire réussit à s’extirper des mauvaises périodes…

En 1980, Alain, le père décède brutalement. C’est à ce moment que le jeune Bernard (29 ans) diplômé, ingénieur motoriste, décide de poursuivre l’aventure avec ses frères.

La concession prospère, et voilà que le garage de la route de Nantes doit abandonner ses locaux, devenus vétustes…

Un projet de taille, sort de terre en 2015, d’une envergure phénoménale, dans la zac du Beaupuy3. La famille Guénant se distingue désormais sous quatre grandes enseignes automobiles regroupées, en ce même lieu, Citroën, DS, Ferrari et Maserati..

Bernard, supervise désormais le secteur « Trident-Autosport » l’antre Yonnais où les belles italiennes sont domptées dans les règles.

Cette partie réservée aux « prestigieuses » est magnifiquement agencée. Show room sur deux niveaux, du neuf, de l’occasion, les « Classiche » et un atelier de rêve, attenant. Escaliers, ascenseurs, les belles descendent et montent en douceur dans leur ascenseur approprié. Ambiance feutrée où juste quelques miaulements mécaniques nous ramènent à la réalité, d’être dans un garage….mais quel garage.

C’est lumineux, c’est spacieux, c’est net du sol au plafond, c’est superbement décoré…un garage de rêve…que dire de plus. La sellerie et le banc d’essai moteur, surplombent cet atelier. Tout nous est ouvert…ce qui nous laissera un super souvenir si rarement rencontré.

Un outil de grande utilité: le banc d’essai – toutes les mécaniques peuvent être testées – les cadrans confirment la possibilité d’accès maxi à 12 cylindres.
Gérard, le maitre sellier maison. Tout doit être remis à l’origine, ici c’est la couleur des cuirs, qu’il devra changer sur tous les éléments.
Couleur défiinitive du Futur Mistral 4000

Ici, on accepte toutes les générations. Tout est réalisable, de l’entretien aux restaurations à l’identique …..moteur, sellerie, carrosserie, peinture….

Côté motorisation, un banc d’essai peut accepter toutes les cylindrées jusqu’au fabuleux 12 cylindres. Cet outil est de grande utilité, puisqu’il facilite les mises au point de chaque reconstruction de moteur. Une fois la mécanique installée, seules les jonctions utiles restent à effectuer et… le monstre est prêt à prendre la route.

Côté sellerie, c’est un spécialiste d’expérience, Gérard, à qui les tâches sont confiées. Un professionnel qui accepterait bien former son futur successeur. Un métier d’avenir, ouvert à des gens passionnés évidemment, mais pour qui la patience et le savoir faire en feront des professionnels incontournables pour tous ces propriétaires collectionneurs .

Dans l’atelier, un coupé Mistral en attente de reprendre la route, se distingue. Elle viendra compléter la collection du trident ….de nombreuses heures, sont nécessaires, afin de la voir effectuer ses premiers tours de roues.

Un futur coupé Mistral, prévu pour la collection Trident Classiche.

Des italiennes et pourquoi donc…. Au garage Guénant ?

Eh bien, remémorons-nous les années 70  et plus précisément 1968, à la période où Citroën a l’ambition de construire un modèle d’exception. Sans moteur de prestige, la marque aux chevrons, qui se portait plutôt bien à l’époque, s’offre la marque au trident, afin de concrétiser son joli projet, la superbe Citroën SM sortie en 1970. Juste pour un moteur, on s’offre à l’époque, une marque aussi prestigieuse…. !

Depuis cette date, la Maison Guénant s’est voué aux deux marques. Fort de cette acquisition, Bernard Guénant, s’est bâti sous les deux identités, renforçant sa formidable notoriété.

Une passion qui le mènera à s’offrir, naturellement, sa première Maserati.

C’est de toute évidence, que notre collectionneur plonge dans le grand bain . L’acquisition d’une Maserati se concrétise en 1984, pour un modèle Indy, d’occasion de 1975.

Un modèle commercialisé, depuis le rachat de Citroën. Ce sera son grand départ dans l’aventure devenue « TRIDENT CLASSICHE »

De par sa conception moderne, pas forcément visible, le modèle Khamsin est le préféré de notre personnage. Une carrosserie signée » Bertone » qui renferme un V8 à carter sec, de 320 cv.

la préférée – le coupé Khamsin 320 cv 4900, carrossée par Bertone

Attendons la suite, Cette belle brochette présentée, nous anime d’impatience. Rendez-vous est pris pour Février prochain.

Une visite qui restera pour longtemps, en mémoire, et notamment effectuée en cette période de l’Avent. Témoin, avant notre séparation, de l’arrivée d’un modèle neuf, fraichement débarrassée de ses protections de transport, une « Grandturismo GT ». Une merveille qui sera difficile à placer sous le sapin, mais qui aura certainement, déjà comblé de bonheur, d’ici Noël, son heureux propriétaire.

Superbe coupé Maserati Grandturismo GT, dernier modèle et prêt à accueillir son futur propriétaire. ….

 

Texte et photos : Marc TESSIER


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